Après des années de blocages institutionnels, la question des OGM va cesser d'envenimer les débats européens. La proposition de la Commission de Bruxelles de laisser la liberté aux Etats membres d'interdire la culture de variétés transgéniques pour des justifications autres que sanitaires et environnementales a finalement abouti. Elle n'a plus qu'à être officiellement validée par les ministres de l'environnement. Un accord devra ensuite être trouvé avec le Parlement européen mais cette étape ne sera qu'une formalité au regard du chemin déjà parcouru. Dans un premier temps, le texte semblait parti pour être enterré par le Conseil. Mais le jugement de la Cour de justice de l'UE obligeant Bruxelles à autoriser la mise en culture d'un nouveau maïs génétiquement modifié (le 1507 de Pioneer) l'a complètement relancé. La question désormais est : comment vont se passer les discussions entre entreprises de biotechnologies et États membres ? En effet, les États ou régions qui ne souhaitent pas cultiver d'OGM vont pouvoir demander aux entreprises voulant faire autoriser une nouvelle semence transgénique de s'engager à ne pas la commercialiser sur leur territoire. Une procédure qui fait craindre à certains un manque de transparence et qu'un pouvoir trop important soit laissé aux multinationales du secteur. Le début de nouvelles polémiques sur ce dossier qui reste sensible ?
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