Le dossier des OGM empoisonne depuis des années les négociations européennes. Pour débloquer la situation, la Commission européenne a proposé il y a bientôt deux ans de redonner de la marge de manœuvre aux Etats membres en leur laissant la possibilité d’interdire sur tout ou partie de leur territoire la culture d’un OGM en invoquant des raisons autres qu’environnementales et sanitaires. Le Parlement a donné son feu vert mais le texte divise au sein du Conseil : une minorité d’Etats membre de l’UE, la France en tête, s’oppose à tout accord sur ce nouveau règlement. Pourtant, une fois que la clause de sauvegarde sur le maïs Mon 810 que la France a déposé au mois de mars dernier, aura été annulée par l’Europe – ce qui semble de plus en plus probable – il faudra bien que la France fasse des compromis si elle veut préserver son territoire de cultures génétiquement modifiées. Car plus rien ne pourra s’y opposer : les décrets d’application de la loi de 2008 sur les OGM sont publiés et il sera difficile de trouver des arguments pour déposer une énième clause de sauvegarde. Le prochain président va devoir se positionner clairement sur le sujet.
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