Nestlé incorpore des OGM dans sa boisson chocolatée Nesquik, sans le mentionner, accuse une consommatrice chinoise qui, pour cette raison, traduit le groupe suisse devant la justice de son pays. Soutenant l’action de la consommatrice, Greenpeace a indiqué dans un communiqué que la jeune femme, Zhu Yanling, est cadre dans une entreprise de conseil financier à Shanghaï. Le porte-parole de Nestlé, François-Xavier Perroud, a démenti l’accusation, indiquant que Nestlé « n’a jamais utilisé d’OGM dans le Nesquik» et que « même s’il l’avait fait, cela aurait été légal». La loi chinoise identifie très clairement les produits OGM à étiqueter. Les produits finis en sont exclus, précise-t-il. Selon le porte-parole de Nestlé, le tribunal de Shanghaï, en charge de la plainte de Mme Yanling, a fait procéder à une première analyse, qui s’est révélée positive. Nestlé s’est défendu de son côté en présentant quatre contre-expertises, qui sont négatives. La Chine est un marché important pour Nestlé, qui y réalise un chiffre d’affaires de 660 millions d’euros. Le groupe emploie sur place quelque 10 000 personnes, travaillant dans une vingtaine d’usines.