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En direct de Bruxelles OGM : passage en force

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En jouant manifestement sur les mots, la Commission de Bruxelles veut pousser « avant l’été » les Vingt-sept à fermer les yeux sur les petites contaminations des produits agricoles par des OGM non autorisés. Dans une étude d’impact de quelques pages, les services bruxellois affichent leur préférence pour une « solution purement technique » qui offrirait finalement une marge de manœuvre de l’ordre de 0,2% ou 0,3% aux importateurs de maïs, de riz ou de soja américains. Ils refusent de parler de « seuil de tolérance », un tel seuil étant synonyme de révision du cadre législatif et donc d’une implication du Parlement européen dans le débat. Un « seuil de détectabilité » de 0,1% – assorti toutefois d’une marge supplémentaire étant donné les « incertitudes liées à l’échantillonnage et aux analyses » – leur paraît préférable. Les professionnels réclamaient au bas mot 0,5% de tolérance, jugeant qu’un simple seuil à 0,1% ne « servirait à rien ». La Commission pense avoir trouvé la combine pour les satisfaire. Au moins en partie.

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