Une étude française portant sur 19 OGM autorisés à l’importation pour l’alimentation en Europe relève des « signes de toxicité sur les foies et les reins » des animaux qui en ont consommé, ont affirmé le 8 juillet ses auteurs. Les scientifiques des universités de Caen, de Rouen et du CRIIGEN (Conseil scientifique du Comité de recherche et d’information indépendantes sur le génie génétique) ont travaillé à partir de données fournies par les entreprises qui produisent ces 19 OGM. Mais ils les ont « compilées » de façon plus poussée que les industriels, a expliqué Gilles-Eric Séralini, professeur à l’université de Caen et président CRIIGEN. Ces 19 OGM « représentent plus de 80% de tous les OGM cultivés à travers le monde », précise le Comité dans un communiqué. « Les tests ne prouvent pas une toxicité chronique des OGM puisqu’ils se limitent à une durée trop courte, choisie par les industriels, de 90 jours », mais « les résultats observés dans les reins et les foies pourraient signifier l’apparition de maladies chroniques », selon le communiqué. Pour ces chercheurs, il faut donc que « des études prolongées et plus détaillées soient menées ». L’étude a été publiée dans la revue Environnemental sciences Europe.
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