Un taux de dioxine proche du seuil maximum fixé par les normes européennes, décelé dans des olives cueillies sur une colline de Nice surplombant une usine d’incinération, s’inquiète une association de riverains qui réclame des analyses complémentaires. « Les olives analysées présentent un taux de 0,433 nanogramme de dioxine par kilo de graisse végétale. Nous sommes à peine au-dessous du maximum toléré par les normes européennes établi à 0,50 nanogramme et au-dessus du seuil d’intervention fixé à 0,40 nanogramme par l’agence française de sécurité sanitaire », a indiqué le 22 décembre Arlette Gavache, présidente du comité de défense des intérêts de l’Abadie. « Cela fait plusieurs années que nous réclamons des prélèvements pour mesurer l’impact sur le milieu naturel des rejets de l’usine d’incinération du quartier de l’Ariane à Nice. Aucun résultat ne nous a jamais été communiqué, nous avons donc choisi un laboratoire agréé par le gouvernement et financé les analyses pour un montant d’un peu plus de 400 euros », a précisé Mme Gavache. Sans « dramatiser ces résultats », le comité réclame d’autres analyses pour recouper et compléter l’information. Une réunion de la commission de surveillance de l’usine d’incinération a été convoquée le 5 janvier.
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