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En direct de Bruxelles OMC : le spectre d’un « marché de dupes »

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« Cet accord sur la table, s’il n’est pas modifié, on ne le signera pas », déclarait le 24 juillet Nicolas Sarkozy, à propos des négociations ministérielles de l’OMC en cours à Genève. Un avertissement sans grande conséquence, puisque, à ce stade, aucun compromis n’était ficelé, loin de là. Certes, quelques progrès, totalement insuffisants, étaient enregistrés après quatre jours de marchandages. Mais l’équilibre des intérêts restait extrêmement très difficile à trouver entre les pays développés, UE et Etats-Unis en tête, qui estimaient avoir montré beaucoup de bonne volonté sur l’agriculture, et les économies émergentes, menées par le Brésil et l’Inde, qui leur demandaient encore plus avant de faire la moindre concession supplémentaire sur l’accès des produits non agricoles à leur marché. Chacun voulant éviter de se laisser piéger dans un « marché de dupes », pour reprendre l’expression du ministre français de l’agriculture, Michel Barnier.

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