Lors de la réunion du 11 avril du Conseil du commerce des marchandises de l’OMC, les partenaires de l’UE ont appelé Bruxelles et Londres à profiter du nouveau report du Brexit pour résoudre le problème soulevé par la répartition envisagée des contingents tarifaires européens d’importation de produits agricoles entre les Vingt-sept et le Royaume-Uni après la sortie de l’Union.
L’UE et Londres ont proposé de ventiler ces 196 concessions commerciales, couvrant plus de 365 lignes tarifaires, sur la base de leur taux d’utilisation respectif de chaque contingent au cours d’une période représentative récente de trois ans (1). Une approche qui a provoqué d’emblée le mécontentement des pays fournisseurs (2).
Flou
Leurs critiques reposent sur plusieurs éléments. Ils estiment que cette répartition aboutirait à une diminution de l’accès au marché pour leurs exportateurs et une flexibilité réduite.
Ils jugent aussi que la proposition européenne ne traite pas des obligations futures entre l’UE et le Royaume-Uni. En effet, il n’est pas exclu que les Britanniques entrent en concurrence avec eux pour ces mêmes contingents, réduisant ainsi leur part. Le flou autour de la future relation commerciale entre Bruxelles et Londres rend donc impossible l’évaluation des contingents.
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Les membres de l’OMC les plus concernés – Nouvelle-Zélande, États-Unis, Canada, Australie, Chine, Brésil, Russie, Chili – ont donc suggéré à l’UE et au Royaume-Uni de mettre à profit le nouveau report du Brexit (3) pour tenir compte de leurs plaintes.
D’autres pays ont signalé leur intérêt pour cette affaire : Inde, Japon, Uruguay, Mexique, Corée, Taïwan, Paraguay, Argentine, Indonésie, Costa Rica, Colombie, Guatemala, Suisse.
(1) Voir n° 3668 du 19/11/18 et n° 3678 du 04/02/19
(2) Voir n° 3682 du 04/03/19
(3) Voir n° 3688 du 15/04/19