La 10e Conférence ministérielle de l'Organisation mondiale du commerce, prévue mi-décembre dans la capitale du Kenya, ne sera qu'une avancée encore une fois limitée dans les négociations lancées il y aura bientôt quatorze ans à Doha, au Qatar. Au fur et à mesure qu'approche cette échéance, « les chances de trouver des solutions dans les domaines les plus difficiles semblent diminuer », vient de reconnaître le directeur général de l'OMC, Roberto Azevêdo. Les quelques résultats à attendre de la réunion de Nairobi concernent les pays les moins avancés, ce qui est loin d'être négligeable, mais aussi l'agriculture, sur un seul point toutefois : la concurrence à l'exportation. La tentation est donc forte d' « oublier » ces pourparlers multilatéraux sans fin, pour laisser la place aux accords de libre-échange bilatéraux ou régionaux, qui ont d'ailleurs le vent en poupe. Ceux-ci, toutefois, ne permettent pas de mettre de l'ordre dans certaines politiques qui faussent le commerce, comme le rappellent les organisations agricoles de l'UE. C'est le cas des soutiens internes, dossier que seule l'OMC est réellement à même de traiter, en théorie au moins. L'accumulation d'accords bilatéraux risque de plus de multiplier les normes, sanitaires par exemple. Un sujet qui est également à l'ordre du jour à l'OMC. Il serait donc prématuré d'enterrer le cycle de Doha, même s'il souffre d'aplasie depuis de longues années.
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