Les membres de l’OMC multiplient, à Genève, les discussions pour parvenir à faire avancer la négociation sur la libéralisation du commerce mondial, à Hong Kong en décembre. Les négociateurs étaient réunis le 4 octobre pour des échanges formels, après plusieurs jours de contacts informels.
Le rythme des négociations à Genève s’intensifie. Mis à part les jours de négociation formelle, comme le 4 octobre ou prochainement le 7 octobre et le 17 octobre, les délégations multiplient les discussions informelles, sous l’impulsion du président du groupe de négociation agricole, Crawford Falconer. Cette semaine, pour la première fois depuis cinq ans, les membres de l’OMC ont négocié sur des chiffres, indique un proche de la négociation au terme d’un bilan avec l’ensemble des négociateurs. Mais reste-t-il suffisamment de temps pour parvenir à un résultat avant Hong Kong, en décembre ?
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Les Etats-Unis et l’Europe ont fait état des pourparlers bilatéraux sur l’accès aux marchés. Un accord semble se dessiner sur le nombre de tranches tarifaires pour la formule de réduction des droits, probablement quatre. Mais il n’y a pour l’instant pas de consensus sur la largeur et le niveau de ces tranches. Les Etats-Unis proposent : 0-20%, 20-40%, 40-60%, et au-delà de 60% avec des réductions allant de 55 à 90% selon les tranches, et une progressivité au sein de chaque palier. L’Union européenne suggère quant à elle des bandes plus larges : 0-30%, 30-60%, 60-90% et au delà de 90%. Elle affiche une préférence pour une réduction permettant de la flexibilité en fonction des produits au sein de chaque tranche, les droits étant calculés en fonction de l’objectif total de réduction souhaité. La proposition des Etats-Unis est très critiquée par les pays du G10 qui regroupe les gros importateurs de produits agricoles et agroalimentaires comme le Japon, la Suisse ou encore la Norvège. Ils estiment les coupes tarifaires proposées par les Américains excessives. Mais ils n’épargnent pas non plus la proposition européenne jugeant qu’elle permettrait à l’Union de contenir la baisse de ses droits à 35% quand d’autres devraient concéder 65% de baisse. Les autres groupes ne semblent pas plus en accord avec les chiffres avancés par les deux grandes zones développées. Seules l’Australie et la Nouvelle-Zélande affichent leur soutien à la méthode étasunienne.