Le règlement omnibus doit s’en tenir à des améliorations techniques de la Pac, estiment les États membres de l’UE qui ne veulent pas que ce dossier s’éternise. Ils sont prêts à concéder quelques ajustements du dispositif de verdissement, dans la mesure où cela ne remet pas en cause son niveau d’ambition, mais pas plus. Conscients de leurs divisions internes et des tractations sans fin que cela pourrait engendrer, les Vingt-huit ne veulent surtout pas rouvrir les règlements de base de la Pac, réellement entrés en application il y a moins de deux ans et que certains ont encore bien du mal à appliquer correctement. Dans leur nouvelle position de négociation, qui ne s’écarte que très peu de la précédente, ils rejettent donc toutes les demandes des eurodéputés sur les organisations de producteurs (renforcement de leur pouvoir de négociation), les assurances (abaissement de tous les seuils de déclenchement) ou les pratiques commerciales déloyales. Ces adaptations plus profondes attendront les discussions sur l’amélioration du fonctionnement de la chaîne d’approvisionnement alimentaire – des propositions de la Commission européenne sur ce point sont attendues pour le premier semestre 2018 –, voire celles sur l’avenir de la Pac – Bruxelles présentera les grandes lignes de son projet avant la fin de l’année – dont la date est bien plus incertaine puisqu’elles ne débuteront concrètement qu’une fois réglées les questions du budget de l’UE et du Brexit. Voilà qui laissera largement le temps d’approfondir les débats…
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