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ONF : une exploitation de plus en plus intensive des forêts

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L’Office national des forêts est dans une situation budgétaire délicate, selon les syndicats. L’office voit ses charges augmenter et ses recettes baisser. Une partie des cotisations des pensions civiles (retraites) lui a été transférée par l’Etat. Dans le même temps, le financement des collectivités pour l’entretien des forêts domaniales et communales (frais de garderie) est de moins en moins complété par l’Etat (140 millions d’euros en 2009). L’office trouve une autre part du budget (30% environ) dans les ventes des bois issus de l’exploitation forestière. La conséquence est une exploitation de plus en plus intensive des forêts, remarquent les syndicats CGT, SNAF UNSA forêts et Snupfen solidaires. « Depuis les années 60, le volume du bois récolté a augmenté de 60% », notent-ils dans un communiqué, s’alarmant que cette intensification soit contraire à une gestion durable. Malgré cela, les recettes provenant du bois sont en baisse. Depuis les années 60, « la recette provenant de ces ventes a baissé de 10% en euros constants ». Les cours dégringolent encore depuis 2007. En 2009, la perte de budget liée à la baisse des cours est de 150 000 euros (baisse de 20% des recettes du bois), selon les syndicats. Dans ce contexte, le coût du projet de transfert du siège social parisien à Compiègne, inquiète les agents de l’ONF. L’ONF compte environ 6500 fonctionnaires dont 3500 ouvriers forestiers. Les effectifs ont baissé de plus de 20% depuis les années 80, selon les syndicats, alors que les missions ont augmenté. Depuis septembre 2008, une restructuration est en cours, 458 emplois sont concernés. Une grève nationale – peu suivie selon le ministère – a eu lieu le 3 mars, jour où le nouveau président, Hervé Gaymard, a réuni son premier conseil d’administration.

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