Abonné

Essais Onze nouvelles autorisations d’essai plein champ accordées

- - 2 min

Le ministère français de l’Agriculture vient de délivrer onze nouvelles autorisations pour des cultures expérimentales d’organismes génétiquement modifiés (OGM) en plein champ, qui seront cultivées sur environ 60 parcelles à partir de cette année. Le gouvernement prend ainsi le contre-pied des autorités locales, des militants anti-OGM et de la mission parlementaire qui avait recommandé le mois dernier une pause dans ce type d’essais en France.

Les nouvelles autorisations ont été accordées aux sociétés Pioneer Génétique, Biogemma et Meristem Therapeutics, pour des maïs transgéniques à des fins agronomiques ou thérapeutiques (voir tableau).

Elles porteront à une petite centaine le nombre total de parcelles expérimentales cultivées, la plupart sur une base pluri-annuelle. Le ministère a donc choisi de poursuivre l’autorisation d’essais en plein champ malgré les fortes oppositions suscitées par les OGM en France.

En 2004, plusieurs syndicats et associations, dont la Confédération paysanne, se baptisant « faucheurs volontaires », ont détruit 27 des 48 sites d’essais conduits. José Bové, l’un des leaders du mouvement, a averti le mois dernier que « si les ministres compétents n’instaurent pas un moratoire sur les essais en plein champ dès 2005, les faucheurs volontaires repasseront à l’action » dès le mois de juin.

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.

gouvernement
Suivi
Suivre

Un certain nombre de maires ont tenté en vain de bloquer des essais sur leur commune en adoptant des arrêtés anti-OGM, qui ont été annulés en début d’année par les tribunaux administratifs.

Mi-avril, une mission parlementaire sur les OGM avait approuvé les essais d’OGM en plein champ mais à condition d’en renforcer les contrôles, et réclamé une « pause » des essais en 2005, le temps de renforcer la législation et de mettre en place un « Conseil des biotechnologies » Voir N°3004 du 25/04/05..

Le ministre de l’agriculture Dominique Bussereau et celui de la recherche François d’Aubert avaient alors promis de « fixer un cadre national clair » sur les enjeux des OGM et de transposer les directives communautaires applicables.