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Grandes cultures Orama : pour une Pac post-2013 qui réponde aux besoins à l’export

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Le syndicat des producteurs de grandes cultures Orama a tenu, à Marseille du 18 au 19 janvier, le sixième Sommet du végétal. L’occasion pour ses représentants de préciser les relations qu’ils entretiennent avec les marchés du sud de la Méditerranée, ainsi que l’importance que joueront les nouvelles orientations de la Pac d’après 2013.

«Une hausse de la production verticale, c’est-à-dire par une progression des rendements à l’hectare, est nécessaire pour répondre aux besoins des acheteurs du sud de la Méditerranée », a déclaré Philippe Pinta, président d’Orama, en ouvrant le sixième Sommet du végétal se tenant à Marseille du 18 au 19 janvier. Les attentes, espoirs et difficultés des acheteurs de céréales du sud de la Méditerranée ont ainsi été au centre des débats lors de cette réunion. De l’autre côté de la rive, les exportateurs français et européens voient dans leurs voisins du sud un marché en pleine expansion. « Un taux de fécondité exceptionnel et une population jeune attendue en progression de 80M d’individus d’ici à 2050, font des pays d’Afrique du nord un marché important pour les céréales françaises », a relevé Jean-Pierre Langlois Berthelot, président de France export céréales. Selon lui, le sud et l’est de la Méditerranée représentent environ un tiers des besoins mondiaux en céréales à l’export, une aubaine aux portes de l’Europe.

Le climat et les sols français permettent une production stable

Environ 80% des exportations françaises de blé tendre sont à destination du Maghreb. Une forte variabilité des volumes produits dans ces régions semi-arides du sud de la Méditerranée induit une dépendance accrue aux importations. De plus, les besoins de ces pays fluctuent en fonction de leurs récoltes et des opérateurs présents sur le marché mondial. « Si le Maroc et l’Egypte sont autosuffisants à 50% en blé tendre, l’Algérie et la Lybie couvrent difficilement 10% de leurs besoins », fait remarquer le président de France export céréales. Pour répondre à cette demande, la France bénéficie d’un avantage agro-climatique permettant une variabilité annuelle de 18% de ces productions de céréales en moyenne. Ce chiffre peut atteindre les 50% en mer Noire et en Australie, et environ 30% en Amérique du sud et du nord.

Des partenariats qui restent à construire

Les partenariats à l’export peinent à émerger hors des relations purement mercantiles. Ainsi, Nasr No’Omani, vice-président du Gasc (office d’achat public égyptien), en réponse à la proposition faite par Orama de procéder à des contrats pluriannuels sur les exportations de céréales françaises, a déclaré : « Je ne crois pas à ce genre de contrats bilatéraux à long terme ». Il a ensuite précisé : « L’Egypte continuera à faire jouer le marché en ce qui concerne ses importations ». Malgré cette déclaration, Xavier Beulin, président de la FNSEA, a expliqué « qu’il n’était pas inconcevable de contractualiser de façon pluriannuelle 10, 15 voire 20% des besoins des pays importateurs du sud de la Méditerranée, notamment si la flambée des prix agricoles se poursuivait ».

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