Quatre mois après le départ de son directeur général, Orama affiche une organisation restructurée qui se veut plus efficace. Le 10 juin, son président, Philippe Pinta, a redonné les grandes lignes de fonctionnement de l’association spécialisée dans les grandes cultures de la FNSEA.
Choisir de construire Orama, « ce n’est pas une voie facile », a rappelé Philippe Pinta, président de l’organisation, le 10 juin à Troyes à l’occasion de l’assemblée générale de la structure. Créée en 2006 pour augmenter la « force de frappe » de la filière grandes cultures, Orama a du mal à trouver sa place. Des « frustrations ont imposé de réécrire la feuille de route », a signalé Philippe Pinta. Probablement parce que les trois associations spécialisées à l’origine de la démarche, la Fop (producteurs d’oléoprotéagineux), l’AGPB (producteurs de blé) et l’AGPM (producteurs de maïs), n’avaient pas les mêmes objectifs. Mais le projet commun a été « reconfirmé », a indiqué le président d’Orama. L’association se réorganise progressivement depuis le départ en février de son directeur général, Jérôme de Pelleport. Aucun remplaçant n’a été nommé, mais Luc Esprit, directeur de l’AGPM, occupe désormais la fonction de « coordinateur ». A lui, notamment, de gérer les personnes mises à disposition par les associations spécialisées, puisqu’Orama ne dispose pas de personnel en propre.
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Des secrétaires généraux pour appuyer les présidents
Cinq domaines de travail ont vocation à être mise en commun : l’économie internationale, l’économie des exploitations, l’environnement et les phytos, la communication et les relations terrain. L’objectif des dirigeants est de parvenir à l’intégration en faisant la preuve de son efficacité dans la pratique. En ce qui concerne les instituts techniques, pas question pour l’instant d’aller plus loin. Pour Christophe Terrain, les synergies se renforcent de façon très positive. Une éventuelle fusion ne se justifie pas à court terme. Un rapprochement entre Sofiprotéol et Unigrains, les bras financiers des filières, n’est pas davantage prévu. Sur le plan politique, le président et ses deux vice-présidents, Christophe Terrain et Xavier Beulin, ont choisi de s’entourer des secrétaires généraux de leurs associations : Pierre Cuypers pour la Fop, Jean-François Isambert pour l’AGPB, et Henri-Bernard Cartier pour l’AGPM. Une façon de renforcer les moyens et le poids politique d’Orama.