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Organisations de producteurs : trois AOP dénoncent un manque d’écoute

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Dans un courrier adressé à Marc Fesneau le 26 janvier, trois AOP (associations d’organisations de producteurs) du Grand Ouest – le Cerafel (fruits et légumes), l’AOP Porcs Grand Ouest et Poplait – dénoncent « une politique agricole qui s’écrit sans les associations d’organisations de producteurs » et sollicitent un rendez-vous avec le ministre de l’Agriculture. « Force est de constater que tout a été fait politiquement pour que les producteurs ne s’organisent pas et ne bénéficient pas d’un réel pouvoir de négociation », déplorent les organisations en rappelant les engagements pris par Emmanuel Macron sur le renforcement du pouvoir des OP, lors de la campagne présidentielle en 2017. Les industriels et les distributeurs « empêchent le développement de nos associations pour garder le plus de marges de manœuvre possible et imposer leurs prix et leurs conditions aux agriculteurs », poursuivent-elles.

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Elles regrettent, entre autres, que les AOP ne participent pas directement à la concertation nationale sur la loi d’orientation agricole (LOA), contrairement aux organisations syndicales et aux interprofessions. Les trois AOP ont déjà uni leurs voix à plusieurs reprises, notamment en juin 2022 sur le dossier des programmes opérationnels dans le cadre du plan stratégique national (PSN), déclinaison française de la nouvelle Pac. En outre, elles dénoncent « un refus » de réaliser « un premier bilan de la structuration des organisations de producteurs qui servirait à faire émerger les moyens à mettre en œuvre pour les développer dans le cadre du (PSN) ». Elles font référence à l’avis défavorable du gouvernement à un amendement déposé par le groupe PS en première lecture de la PPL Descrozaille à l’Assemblée nationale qui proposait la remise d’un rapport au Parlement sur le sujet.

« Une politique agricole qui s’écrit sans les AOP »