Dans une lettre ouverte publiée le 11 octobre,
un groupe de députés européens interpelle Tonio Borg, commissaire européen chargé
de la Consommation, dénonçant l’inaction
de la Commission dans le dossier de l’étiquetage
de l’origine des viandes. « Pouvez-vous Monsieur le commissaire, nous confirmer que, contrairement à l’engagement que vous avez pris, vous seriez sur le point d’enterrer la possibilité de mentionner l’origine des viandes dans les plats préparés ? », écrivent ces neuf eurodéputés. Il s’agit entre autres d’Agnès
Le Brun (PPE), de Michel Dantin (PPE), de Corinne Lepage (groupe Alliance des démocrates et des libéraux pour l’Europe), de Kartika Tamara Liotard (gauche écologiste, Pays-Bas). « Il s’agit de l’image de la qualité de nos produits et donc de l’équilibre de nos filières agro-alimentaires dont on connaît
la fragilité. Si de telles inquiétudes sur la qualité
de nos produits survenaient, ce sont bien nos producteurs, nos agriculteurs qui seraient directement pénalisés », indiquent les eurodéputés dans leur lettre.
Dans le même état d’esprit, la délégation socialiste française au Parlement européen s’en prend, dans un communiqué publié le 16 octobre, à l’inaction législative de la Commission face au dossier de l’étiquetage de l’origine des viandes. « Dans un monde “ normal ”, la découverte d’un scandale aussi grave que celui des lasagnes à la viande de cheval aurait immédiatement entraîné une réaction législative des pouvoirs publics pour sécuriser les filières des viandes et de l’agroalimentaire », commente-t-elle. La rencontre entre Benoit Hamon, ministre français chargé de la Consommation et Tonio Borg, début septembre, « laissait espérer une évolution rapide de la réglementation européenne ». Mais à ce jour, « la Commission n’a toujours pas réagi et ne semble pas avoir l’intention de le faire », dénonce Éric Andrieu, eurodéputé socialiste de la circonscription Sud-Ouest.
L’assemblée des chambres d’agriculture (APCA) a rappelé pour sa part que l’étiquetage doit mentionner le pays d’origine (et non la seule distinction UE/non-UE), et pour les produits transformés l’origine du ou des ingrédients principaux.
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