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Parmi les sites exemplaires retenus par les chambres d’agriculture et les entreprises de l’eau (FP2E) pour nourrir leur réflexion sur les bonnes pratiques pour protéger la ressource en eau des pollutions diffuses : la ville d’Orléans.
La commune était confrontée à une pollution de son eau par des produits phytosanitaires (glyfosate et atrazine notamment). En 2000, la préfecture du Loiret a donc signé avec la chambre d’agriculture départementale et la Lyonnaise des eaux une convention tripartite afin de protéger les 1100 ha du périmètre rapproché de ses 3 captages principaux (qui ont été déclarés captages prioritaires en 2009 au titre du Grenelle de l’environnement). 48 exploitations agricoles y ont été recensées (grandes cultures, horticulture, maraîchage, arboriculture…). « Nous n’avons pas voulu mettre en place une démarche réglementaire », explique Séverine Carniello, responsable du pôle environnement et hygiène de la ville. Les trois partenaires ont financé à parts égales les travaux de mise en conformité des aires de stockage d’engrais, un code de bonnes pratiques agricoles… Résultat : plus de dépassement des seuils de détection depuis 2006. Orléans a même acheté 20 ha de terres agricoles qu’elle a mis à la disposition de producteurs – principalement bio – s’engageant à ne pas utiliser de produits phytosanitaires. « Mais une collectivité n’a pas vocation à faire de l’agriculture, prévient Séverine Carniello. Il s’agissait d’éviter une cessation d’activité ».
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