Jean Marc Ayrault a présenté ce mercredi 10 juillet un nouveau programme d’investissements d’avenir de 12 milliards d’euros destiné à financer des projets à forte dimension innovante. Cela se fera dans le cadre du Programme d’investissements d’avenir placé sous la responsabilité de Louis Gallois, issu du grand emprunt de 2009 ayant collecté 35 milliards d’euros. La nouvelle enveloppe fait la part belle à la recherche et aux universités tout comme à la transition écologique.    
En revanche, on peut s’étonner que les industries n’aient guère été favorisées, si ce n’est celles liées à la défense ou au numérique. Les industries agroalimentaires ne sont même pas mentionnées. Or, lors du lancement en grande pompe, le 19 juin dernier, du contrat de la filière alimentaire, Louis Gallois devant un large partenaire de chefs d’entreprise dénonçait le fait que « l’industrie alimentaire n’avait pas son compte dans les investissements d’avenir, eu égard à son chiffre d’affaires et au nombre de ses salariés ». Le plan d’action présenté alors consacrait tout un chapitre aux actions devant stimuler les investissements et l’innovation. Doit-on comprendre que les industries agroalimentaires qui sont quasiment que des petites entreprises ne doivent compter que sur leurs propres forces pour faire le bond en avant que tout le monde les exhorte à faire. Il serait peut-être souhaitable de le dire clairement plutôt que de se féliciter, en permanence, dans les discours officiels des atouts indéniables de ce secteur pour le maintien de l’emploi en France et le rayonnement à l’étranger de nos produits d’excellence. Tout en lui demandant d’en faire son affaire.

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