D’après son bilan annuel publié le 26 mars, l’Office français de la biodiversité (OFB) estime que la population d’ours bruns des Pyrénées comprend « un minimum de 108 individus différents », un effectif toujours en croissance. Ce résultat a été obtenu à partir de 3 287 indices récoltés en France, en Espagne et en Andorre. Une autre méthode de calcul, baptisée CMR (pour « capture-marquage-recapture »), donne une taille de population « entre 109 et 143 individus », avec une « estimation moyenne » à 130 ours. Prenant en compte « l’hétérogénéité de la détection entre les individus », la méthode CMR doit remplacer progressivement la méthode actuelle (EMD-EMR).
L’OFB souligne qu’un « minimum de six portées totalisant huit oursons de l’année » ont été repérées en 2025 dans les Pyrénées centrales. « Sur le plan démographique, la population continue […] d’augmenter progressivement », note l’Office, évaluant la croissance annuelle à 11,53 %, en moyenne, entre 2006 et 2024. Malgré cette progression, l’Office note, comme en 2024, « une augmentation de la consanguinité au cours des dernières années » ; les résultats d’une thèse sur ce sujet avec le MNHN et la SLU (Université suédoise des sciences agricole) sont attendus fin 2026.
L’année dernière, l’OFB a comptabilisé 289 attaques sur cheptel domestique (510 victimes) et deux sur ruches en France, en baisse par rapport à 2024 (-6,8 % et -85,7 % respectivement). En Espagne, seules 48 attaques ont été dénombrées (32 sur cheptel et 16 sur des ruches). L’aire de répartition de l’ours est estimée à 7 000 km2 « sur l’ensemble du massif pyrénéen », en légère baisse. Malgré deux reculs en 2024 (200 km2) et en 2023 (100 km2), la tendance pluriannuelle de l’aire de répartition est toujours à l’augmentation depuis la réintroduction du grand mammifère en 1996.
YG