Le ministère de l’Agriculture a publié, le 14 mars, les conclusions de la mission interministérielle (Agriculture et Transition écologique) chargée, entre mars et juin 2018, de proposer des mesures pour « soutenir le pastoralisme face aux prédations croissantes de l’ours brun dans les Pyrénées centrales ».
Les auteurs, qui se sont concentrés sur la situation en Ariège, appellent notamment le gouvernement à « améliorer le dispositif d’indemnisation », en « simplifiant la procédure d’instruction », grâce à la mise en place d’un « auto diagnostic déclaratif » via une « application de smartphone ». Elle propose également de « rapprocher le barème ours du barème loup », certains éleveurs jugeant le barème ours « plus restrictif », en poursuivant l’indemnisation des « pertes indirectes », intégrées au barème depuis 2018.
Elle considère toutefois qu’il n’est « pas souhaitable à court et moyen terme » de conditionner les indemnisations à la mise en place de mesures de protection », car cela ne permettra « pas de retrouver un climat apaisé ». La mission préconise enfin de « mettre la priorité » sur la « prévention des prédations », en s’appuyant sur le « gardiennage », « les chiens de protection » et « le regroupement nocturne du troupeau », tout en développant la « formation initiale et permanente des bergers ».
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Ces propositions nécessiteront un « renforcement du soutien financier au pastoralisme ». Selon les auteurs, « le besoin de crédits supplémentaires » équivaut à « 1,1 million d’euros » pour 2019 et « 3,6 millions d’euros en 2020 ». La Confédération paysanne s’est dite « déçue » par le contenu de ce rapport. « Je ne vois pas ce qui, dans ce document, peut répondre à l’urgence de la situation », regrette Thomas Vernay, référent prédateur au syndicat, qui estime que « l’ONCFS doit intervenir », avec des « actions d’effarouchement en cas « d’attaques récurrentes ».
Un besoin de crédits supplémentaires de « 1,1 million d’euros » pour 2019