Un arrêté est paru au Journal officiel le 5 mars qui fixe les « conditions et limites » dans lesquelles les préfets peuvent autoriser des tirs d’effarouchement sur les ours « présentant un comportement anormal ou dangereux ». Il s’agit d’une mesure prévue dans le protocole « ours à problème ». Dans sa nouvelle version mise en consultation en décembre 2025, ce protocole ne concerne plus la prédation, mais seulement les ours bruns jugés « trop familiers » ou « agressifs » envers l’être humain. Les tirs d’effarouchement (baptisés « mesures de conditionnement aversif ») visent à « tenter de faire disparaître le comportement anormal ou dangereux de l’animal par un processus d’apprentissage », selon l’arrêté. Le texte paru le 5 mars est identique à la version mise en consultation. Il prévoit notamment que ces tirs soient effectués par des agents de l’OFB « en direction de l’arrière-train de l’ours brun » au moyen de « projectiles en caoutchouc », puis de « munitions à double détonation lors de sa fuite ». La procédure est accélérée par rapport à l’ancien cadre : les préfets n’ont plus à solliciter l’avis des instances régionales (Conseil scientifique régional du patrimoine naturel, CSRPN) ; l’expertise préalable de l’OFB reste toutefois nécessaire.
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