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Alors qu’Outox a annoncé être disponible dans certaines grandes surfaces bretonnes le 12 octobre, l’Anses a rendu un avis dans lequel elle estime que les allégations de la boisson « dégrisante » sont infondées scientifiquement. Saisie par la DGCCRF au sujet des allégations de baisse accélérée de l’alcoolémie (« accélère la baisse naturelle du taux d’alcool ») et d’atténuation de certains effets néfastes liés à une consommation excessive d’alcool (« prévient les lendemains difficiles »), l’Anses a expertisé les résultats d’une étude fournie par Outox. Critique sur la méthodologie de l’étude, elle a par ailleurs estimé que « les réductions du taux d’alcoolémie observées sont d’une amplitude trop faible et sont trop variables entre les individus pour présenter une signification biologique et réduire les conséquences, notamment comportementales, induites par l’alcool ».
… conteste la décision de l’agence
Outox n’a pas tardé pour réagir à l’avis de l’Anses que son P-dg, Maurice Penaruiz, conteste « sur la forme et sur le fond » dans un courrier adressé la DGCCRF le 26 octobre 2010. Selon lui, l’Anses n’est pas compétente pour évaluer des allégations santé, cette compétence revenant à l’EFSA. Maurice Penaruiz déplore par ailleurs que l’Anses n’ait pas testé le produit et affirme avoir transmis sa composition à la DGCCRF en août. Il soutient que de nombreuses études concluent qu’une « absoption entraîne une différence «significative» par rapport à la non-absorption du safety drink ». Une chose est sûre, la contestation offre à Outox une tribune bienvenue dans les médias en cette phase de lancement.
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