Lors de son audition le 7 février par les sénateurs de la commission des Affaires économiques, le président de Chambres d’agriculture France Sébastien Windsor a annoncé que les chambres d’agriculture d’outre-mer disposeront l’année prochaine de moyens supplémentaires. Au niveau national, dans le cadre de la loi de finances pour 2024, le plafond de la TATFNB (taxe foncière finançant les chambres) a été relevé de 7,1% (à 322 M€). « Cette hausse n’a pas été répartie linéairement », a expliqué M. Windsor : « Quasiment toutes les chambres d’outre-mer, qui avaient un niveau d’impôt plus bas, vont voir leur impôt monter de 15%. » Ce nouveau taux, qui sera « actif dès 2025 », correspond au maximum prévu par la loi afin de « préserver le contribuable agriculteur », note Sébastien Windsor. À l’inverse, « un certain nombre d’autres chambres [en métropole] ne le verront monter que de 5% ». Et l’agriculteur seinomarin de relever qu’« un certain nombre de chambres sont montées au créneau » lors du vote.
Sébastien Windsor répondait à une question du sénateur Frédéric Buval. Selon cet élu (RDPI) de Martinique , « les chambres d’agriculture d’outre-mer, du fait de leur mode de financement, ne peuvent seules répondre à toutes [les] problématiques » des agriculteurs.
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Par ailleurs, « j’ai fait voter une enveloppe de solidarité de près de 2 M€, financée par les autres chambres, pour financer la montée en compétence des chambres d’outre-mer sur les outils numériques », a annoncé M. Windsor. Dans les territoires ultra-marins, les chambres « n’utilisaient pas les mêmes outils » qu’en métropole, « on est en train de leur ramener tous les outils de conseil, de gestion financière, de traçabilité d’utilisation de l’impôt, les outils RH, etc. »