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Interprofession Ovins : de futurs contrats « éleveur-opérateur » acceptés en interprofession

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Les membres de l’interprofession ovine se sont mis d’accord sur les clauses à respecter dans les futurs contrats « éleveur-opérateur ». Un deuxième type contrat devrait voir le jour, début avril 2011, liant les autres maillons de la filière.

Le 30 novembre, un accord regroupant les clauses obligatoires du futur contrat entre l’éleveur ovin et le premier opérateur de mise en marché a été accepté par les 14 membres de l’interprofession. « Il reste à le faire signer par les présidents, ce qui peut prendre quelques jours », rappelle Audrey Mathieu, chargé de mission à la Fédération nationale ovine (FNO). Ce contrat d’une durée de 1 an « reprend, en partie, les clauses de la Loi de modernisation agricole (Art.12) », déclare Audrey Mathieu qui cite : détermination du prix, des volumes, modalité de livraison, de résiliation... « Interbev ovin va travailler sur des indicateurs de prix en prenant en compte les coûts de production, les niveaux de consommation, etc., complète Serge Preveraud, président de la FNO. Les éleveurs apporteront un prévisionnel de l’offre afin que les opérateurs puissent lisser les approvisionnements. » Un deuxième accord devrait voir le jour début avril 2011, selon Serge Preveraud, entre les premiers opérateurs de mise en marché et le reste des maillons de la filière (abattoirs, transformation, distribution).

Une révolution pour la filière, selon la FNICGV
Cet accord répond à l’une des deux inquiétudes manifestées par certains maillons de la filière comme la Fédération nationale de l’industrie et des commerces en gros des viandes (FNICGV) dans son bulletin d’information du 19 novembre : « Comment un abattoir peut-il véritablement délimiter un espace de détermination du prix des agneaux à l’éleveur sans avoir aucune “re-sécurisation” de la part de ses propres clients ? ». La seconde inquiétude de la FNICGV « tient à la paperasserie qui va [...] découler pour la filière » de ces accords... Même si elle parle de « révolution pour la filière », elle considère tout de même cette contractualisation comme « un chemin bien tordu vers la compétitivité des opérateurs ». Reste à obtenir l’aval de la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes, ce qui, d’après Audrey Mathieu, « ne devrait pas poser de problème ». Par ailleurs, un autre accord précisant les modalités d’attribution de la bonification de la prime PAC ovine (+3€/tête) a été accepté le même jour. Ainsi, les éleveurs appartenant à des organisations de producteurs (OP) recevront systématiquement cette bonification. Les éleveurs indépendants des OP la recevront également, à condition de justifier d’un contrat sur 50% de leur production. Pour cet accord, là aussi, « la procédure de signature est partie », précise Audrey Mathieu.

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