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Ovins : la marge brute par brebis de réforme engraissée peut se monter à 40 €

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Une étude de l’Institut de l’élevage, mise en ligne le 7 mars et intitulée « Définition des critères technico-économiques d’intérêt à la finition des brebis de réforme », explique qu’il est possible de dégager 40 € de marge brute (prix de vente auquel sont soustraits les charges d’alimentation et le prix estimé en début d’engraissement) par brebis de réforme engraissée. Il est nécessaire dans ce cas de remplir trois conditions : partir d’une brebis maigre en début d’engraissement, n’engraisser que les brebis avec un bon potentiel et obtenir une ration alimentaire à moins de 0,20 €/brebis/jour. En effet, « contrairement à ce qui est conseillé et pratiqué en élevages, ce sont les brebis maigres en début d’engraissement qui génèrent la meilleure marge », note l’Idele. « Les brebis avec un état corporel moyen doivent être commercialisées en l’état », avance même l’Institut. Il ne faut pas non plus garder les brebis à l’engraissement plus de quatre mois. Il est possible de pratiquer un engraissement au pâturage tout en préservant un nombre d’animaux à l’hectare (chargement) suffisant bas pour permettre la prise de poids. L’Idele conclut son étude, unique en son genre, par une alerte : « L’engraissement des brebis de réforme n’est pas prioritaire sur l’exploitation et cette technique ne se justifie que si les stocks sont supérieurs aux besoins des brebis qui produisent des agneaux car ce sont ces dernières qui assurent le revenu de l’exploitation »

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