Dans le cadre de la future réforme des cotations officielles ovines en France, FranceAgriMer et le Cabinet Blezat Consulting se sont interrogés sur une éventuelle cotation spécifique aux « agneaux sevrés de race laitière », dits agneaux lacaunes. Selon la Fédération des industriels et des commerçants de la viande (FNICGV), « les premières conclusions de Blezat Consulting sont nettes, « l'opportunité de mettre en place une cotation spécifique ne nous semble pas avérée » ». Dans sa lettre hebdomadaire du 6 mai, la FNICGV estime effectivement qu'« une nouvelle cotation ne profiterait pas aux abatteurs. D'une part, ils perdraient en souplesse dans leurs livraisons à cause de l'apparition d'une segmentation supplémentaire. D'autre part, ils subiront la pression des grandes et moyennes surfaces (GMS) sur les prix, la cotation plus basse des agneaux de Lacaune donnant un alibi tout trouvé. Pour la FNICGV, c'est toute la filière qui perdrait de la valeur, tandis que seuls quelques éleveurs allaitant et les GMS y auraient un bénéfice. » Pour la FNICGV, « l'idée de départ est d'éviter une perturbation de la cotation des agneaux O3 à certains mois de la période allant de janvier à juin dans la moitié Sud de la France. Elle fait débat au sein des organisations professionnelles d'élevage. » Le 18 mai, l'interprofession ovine devra « trouver un consensus », conclu la FNICGV.
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