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Ovosexage : le CNPO peine à appliquer l’accord

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« Nous demandons l’aide de l’État » pour appliquer l’accord interprofessionnel sur l’ovosexage, a déclaré le président du CNPO (interprofession de l’œuf) Yves-Marie Beaudet le 7 juin. « Nous n’arrivons pas à récolter les fonds », a déploré cet éleveur breton à l’occasion de l’assemblée générale de l’interprofession porcine Inaporc. L’élimination des poussins mâles est interdite depuis le début de l’année en poules pondeuses. Afin de se conformer à cette disposition, les couvoirs ont mis en place la détection du sexe dans l’œuf (ovosexage), ce qui permet de détruire les œufs non utilisés avant éclosion. Ils ont dû investir pour installer les machines de sexage, aidés pour cela par l’État à hauteur de 10 M€. Restent des surcoûts de fonctionnement, estimés à 45 M€ par an, qui doivent être financés par un accord interprofessionnel annoncé en novembre 2022. Cet accord instaure une cotisation de 0,59 € les 100 œufs, prélevée par les centres d’emballage sur leurs ventes aux GMS. Cette somme est reversée au CNPO, qui les rétrocède ensuite aux couvoirs, à raison de 1,11 € par poussin ovosexé.

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« Les factures de mars [reçues par le CNPO] ne sont pas encore honorées à 100 %, celles d’avril ne sont pas encore payées, mais les couvoirs doivent régler leurs prestataires » qui réalisent l’ovosexage (AAT et Seleggt, propriétaires des machines de sexage), explique Maxime Chaumet, secrétaire général du CNPO, à Agra Presse. « La mécanique n’est pas encore rôdée », résume-t-il, en raison de « délais trop contraints » entre l’extension de l’accord par les pouvoirs publics, fin décembre, et sa mise en place. L’interprofession demande donc « une avance de trésorerie remboursable équivalant à un mois de cotisation », soit 4 à 5 M€, pour « amorcer la pompe », précise M. Chaumet.

Le CNPO demande 4 à 5 M€, remboursables, pour « amorcer la pompe »