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Pac : débats autour de l’aide au maintien pour le bio

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L’association française Fnab (bio) dénonce, dans un communiqué du 3 juillet, « à l’initiative de la ministre de l’Agriculture française » la suppression de l’obligation pour les États de financer le maintien de l’agriculture bio dans la future Pac. La Commission a proposé pour la prochaine Pac 2028-2034 l’obligation pour les États de financer à la fois la conversion et le maintien en agriculture biologique. Mais, dans le projet de compromis mis sur la table fin juin par la présidence chypriote du Conseil de l’UE à l’issue de discussions avec les Vingt-sept, l’obligation de prévoir un dispositif pour le « maintien » a été remplacée par un simple dispositif de « soutien ». Un changement que la Fnab impute à Annie Genevard. Pourtant, déplore le syndicat, « le choix de la France de mettre tout le budget bio de la Pac 2023-2027 sur la conversion et d’abandonner le maintien a amené une sous-consommation historique des enveloppes, un arrêt quasi total de la dynamique de conversion et, pour la première fois, une régression du nombre de fermes ».

Lire aussi : Pac : Christophe Hansen s’inquiète d’une « flexibilité excessive »

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Le projet de compromis est toutefois appelé à encore évoluer au fil des prochains mois. Un accord entre les Vingt-sept sur ce dossier ne pourra être conclu au plus tôt qu’au premier semestre 2027 une fois le cadre financier pluriannuel finalisé. L’organisation européenne de défense du bio (IFOAM) vient aussi de remettre une déclaration sur la Pac 2028-2034 au commissaire européen à l’Agriculture, Christophe Hansen, appelant à un soutien fort et spécifiquement dédié à l’agriculture biologique après 2027 « garantissant stabilité et prévisibilité pour les agriculteurs en préservant le soutien à la conversion et au maintien des pratiques ». IFOAM demande une stratégie de développement de l’agriculture biologique dans chaque État membre, assortie d’objectifs, de financements et de mesures visant à renforcer les filières.