La France a fait preuve de bon sens en mettant la volatilité des cours agricoles à l’ordre du jour de sa présidence du G20. Il est clair cependant que cette initiative ne peut avoir d’autre ambition que l’amorce d’un débat bienvenu sur un sujet extrêmement complexe et délicat dans une enceinte dont le poids sur la régulation de l’économie mondiale reste largement à démontrer. D’ailleurs, les avis des uns et des autres, ainsi que des institutions internationales, sur le sujet sont loin d’être cohérents, dépendant en grande partie de la philosophie, opportunément libérale ou pas, de chacun. Mais il est tout aussi clair que ce débat a, en théorie du moins, un impact sur l’avenir de la Pac. N’est-il pas évident que l’évolution aujourd’hui chaotique des prix plaide pour une amélioration de la sécurité alimentaire, et donc pour une politique européenne plus interventionniste ? Tout en respectant tant bien que mal les exigences de la libéralisation des échanges. Réforme de la Pac et G20 ressortent donc du même combat, en tout cas aux yeux des dirigeants français. Un point d’interrogation s’impose toutefois, car le consensus sur la question est très loin d’être acquis.
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