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En direct de Bruxelles Pac : l’hypothèque budgétaire

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La Pac future, celle de l’après-2013, n’obéira pas qu’à des impératifs économiques, environnementaux ou sociaux. Elle dépendra aussi – et surtout – de l’enveloppe qui lui sera attribuée. La Commission européenne doit, sous peu, dévoiler prudemment ses intentions en la matière, dans une communication sur le réexamen du budget communautaire, tant sur le plan des dépenses que des ressources. Un exercice analytique qui préparera le terrain pour les propositions formelles qu’elle soumettra à la fin du premier semestre de 2011 en vue d’établir le cadre financier pluriannuel applicable à partir de 2014. Un dossier très sensible sur lequel les chefs d’Etat et de gouvernement ne se prononceront pas avant l’été 2012. Le réexamen opéré par la Commission ne devrait pas contenir de chiffres. Un document de ses services divulgué prématurément il y a un an avait néanmoins jeté un froid car il ne classait pas la Pac – c’est le moins qu’on puisse dire – dans les politiques communautaires à « haute valeur ajoutée européenne » à l’avenir. De plus, José Manuel Barroso, qui se veut chef de file de cette réflexion budgétaire, n’aurait pas tardé à lancer quelques ballons d’essai. Le président de l’exécutif européen évoquerait ainsi devant certains interlocuteurs la possibilité de réduire de 15 % les dépenses agricoles par rapport à 2013, année au cours de laquelle celles-ci atteindront au maximum quelque 60 milliards d’euros aux prix courants, sur un budget total de plus de 152 milliards. De leur côté, les partisans d’une Pac encore solide (et réformée) espèrent, au mieux, un maintien de l’enveloppe 2013 à partir de 2014.

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