Les interrogations soulevées par le Brexit (1) – thème d’un dîner de travail des dirigeants des Vingt-huit le 15 décembre à Bruxelles –, notamment son impact sur la négociation du prochain cadre financier pluriannuel de l’UE, ne permettront pas d’arriver dans les temps à un accord sur la Pac post-2020. Et, en attendant, le projet de simplification des règles actuelles soumis en septembre par la Commission de Bruxelles – le règlement dit omnibus (2) – devrait être l’occasion d’ajuster plus largement cette politique. Telle est l’opinion de bon nombre de présidents des organisations et coopératives agricoles des États membres qui ont été pour le moins déçus par l’échange de vues qu’ils ont eu le 9 décembre, au sein du Copa-Cogeca, avec le directeur général de l’agriculture de l’exécutif européen, Jerzy Plewa.
Celui-ci s’est montré « très fermé » sur la portée du règlement omnibus, a ainsi regretté Xavier Beulin, président de la Fédération nationale française des syndicats d’exploitants agricoles (FNSEA), allant même jusqu’à remettre en cause la proposition de la Commission de réduire de 30 % à 20 % le niveau de perte de revenu que doivent enregistrer les producteurs d’un secteur donné pour déclencher, via un fonds de mutualisation, l’outil de stabilisation des revenus soutenu par le Fonds de développement rural européen. Raison de ce blocage : la crainte de déborder sur la « boîte orange » de l’OMC.
Pour le reste, la Commission continue de s’en tenir à son calendrier pour l’instauration de la Pac réformée en 2021 (3).
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(1) Voir n° 3573 du 12/12/16
(2) Voir n° 3561 du 19/09/16 et n° 3565 du 17/10/16
(3) Voir n° 3568 du 07/11/16