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Pac post-2020 : les organisations agricoles préparent leur position avant la consultation publique

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Alors que la Commission européenne doit lancer début février, peut-être avec un peu de retard, une consultation publique de douze semaines sur la Pac post-2020, les organisations et coopératives agricoles de l’UE réunies au sein du Copa-Cogeca doivent avoir le 9 février, au niveau de leurs présidents, un échange de vues sur ce dossier avec le commissaire Phil Hogan. À ce stade de leur réflexion commune, elles considèrent que la « durabilité » devrait être le thème essentiel du débat en cours sur l’après 2020, ses trois « piliers » – économique, environnemental et social – devant être « traités de manière égale et équilibrée ».

Le budget agricole de l’UE devra être « fort et commun », estime bien entendu le Copa-Cogeca, et ce alors que le cadre financier pluriannuel de l’Union sera confronté aux implications budgétaires du Brexit (1). Il doit « être au minimum maintenu en termes réels », insistent les syndicats agricoles français et allemand FNSEA et DBV dans un communiqué commun publié le 13 janvier à la suite d’une rencontre récente de leurs deux présidents.

Pour les organisations professionnelles de l’UE, les mesures actuelles – paiements directs, filets de sécurité et assurance risques – doivent être maintenues pour faire face à la volatilité sur les marchés, mais plus d’outils sont nécessaires, notamment pour la gestion des risques, tandis que les marchés à terme doivent être développés. La FNSEA et du DBV soulignent de même que, « au sein du 1er pilier de la Pac, les paiements directs sont une contribution essentielle à la sécurisation des revenus », mais qu’il faut réfléchir à des outils de gestion des risques.

(1) Voir même numéro

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Coordination européenne : « aucun soutien pour l’agriculture industrielle »

Dans une prise de position publiée le 12 janvier, la Coordination européenne Via Campesina (ECVC) énonce « 13 points clés pour changer la Pac », demandant notamment que « les soutiens publics soient conditionnés au respect des droits des personnes, de l’environnement, du bien-être des animaux » et qu’aucun soutien ne soit octroyé à « l’agriculture industrielle ».

« Les instruments de régulation publique des marchés et des productions, comme les quotas ou autres, doivent pouvoir être utilisés de façon pragmatique pour ajuster l’offre et la demande », estime aussi ECVC, et « des outils d’assurances mutuelles, pour tous les producteurs, doivent pouvoir couvrir les risques climatiques ou sanitaires ».