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Rapport PAC : transformateurs et distributeurs saluent à leur manière la nouvelle approche préconisée par Bruxelles

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Le nouveau modèle d’exécution de la future Pac proposé par la Commission européenne, qui prévoit notamment une plus grande subsidiarité au profit des Etats membres, est salué autant par le secteur de la transformation que par celui de la distribution en Europe.

Aux termes de la communication sur l’avenir de l’alimentation et de l’agriculture en Europe, publiée par la Commission européenne le 29 novembre 2017, la structure actuelle de la Pac à deux piliers (1) sera maintenue, mais l’approche plus simple et plus flexible prévue par la Commission européenne comprendra des mesures précises visant à permettre la réalisation des objectifs convenus au niveau européen. Chaque Etat membre élaborera par la suite son propre plan stratégique (lequel devra être approuvé au préalable par la Commission) dans lequel il indiquera la manière dont il envisage d’atteindre les objectifs.

Suite à la publication du texte de la Commission, FoodDrinkEurope (FDE), le porte-voix de l’industrie agroalimentaire, a tenu à rappeler les principes sur lesquels la Pac doit rester fondée. Étant donné qu’une plus grande subsidiarité pourrait être accordée aux États membres, FDE estime tout d’abord que la Commission « devrait jouer un rôle important dans l’évaluation, l’approbation et le suivi des plans stratégiques de la Pac, afin d’éviter toute renationalisation ». Le lobby de l’agroalimentaire considère ensuite que des conditions de concurrence équitables entre tous les opérateurs économiques tout au long de la chaîne d’approvisionnement alimentaire et une orientation continue du marché dans le domaine de l’agriculture devraient être assurées dans l’avenir. Et, last but not least, il serait absolument nécessaire de maintenir le soutien public et les filets de sécurité existants par le biais du budget de la Pac afin d’éviter des perturbations dans la production agricole. Le soutien à l’investissement est également essentiel pour renforcer l’agriculture de l’UE et la rendre plus résiliente, tout en encourageant une action visant à lutter contre le changement climatique. Cela nécessitera un budget commun doté d’un financement approprié dans le cadre financier pluriannuel (CFP) après 2020.

Distributeurs en faveur d’agriculteurs plus compétitifs

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Réagissant à son tour à la publication de la communication de la Commission sur l’avenir de l’agriculture et de l’alimentation, Christian Verschueren, directeur général d’EuroCommerce, a souligné que le secteur de la distribution européen a intérêt à « veiller à ce que les agriculteurs soient convenablement équipés pour relever les défis de l’avenir et améliorer leurs revenus dans une économie de marché ouverte. Cela est tout à fait essentiel pour répondre à la demande changeante et de plus en plus sophistiquée des consommateurs". Selon lui, les détaillants et les grossistes comprennent l’importance d’équiper les agriculteurs pour qu’ils soient compétitifs et aient un avenir durable dans le contexte d’une réduction des paiements futurs au titre de la Pac et d’une volatilité et d’une incertitude accrues. « C’est pourquoi, a-t-il souligné, nous demandons à la Commission de mettre en œuvre les réformes nécessaires pour aider les agriculteurs à tirer pleinement parti des possibilités offertes par le marché et à accroître leur compétitivité ». Dans ce contexte, il a plaidé pour le développement d’outils de gestion des risques pour améliorer la résilience des agriculteurs aux chocs futurs et de mesures visant à soutenir l’esprit d’entreprise pour aider les agriculteurs, notamment les jeunes, à innover et à ajouter de la valeur à leur exploitation. Le lobby de la distribution européenne compte par ailleurs poursuivre le dialogue sur les problèmes de la chaîne d’approvisionnement alimentaire avec toutes les parties prenantes à tous les niveaux afin de mieux faire correspondre la production à la demande des consommateurs.

chés et aux revenus des exploitants agricoles (environ 70 % des dépenses de la PAC) ; le second concerne le développement rural (près de 25 % des dépenses de la PAC).