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Pâtes/investissement Panzani réorganise ses usines de pâtes sèches

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Panzani consacre 30 millions d’euros à la restructuration de sa production de pâtes sèches. Le leader du secteur veut booster son usine de Nanterre, et pousser sa production de 65 000 tonnes à 85 000 tonnes. Son usine de Marseille va quant à elle réduire ses volumes 85 000 tonnes à 70 000 tonnes. Et supprimer 68 de ses 125 emplois.

Souffrant d’un environnement commercial et industriel très bataillé, Panzani restructure. Le leader des pâtes sèches en GMS (36% de part de marché valeur) «  réadapte son outils en fonction des zones de chalandise », indique son directeur des opérations, Michel Peudevin. 31 millions d’euros vont ainsi être consacrés sur les trois prochaines années à ses deux sites de production de pâtes sèches. La production de son usine de Nanterre va passer d’ici 2007-2008 de 65 000 tonnes à 85 000 tonnes par an. «  Nous avons à l’heure actuelle une remontée logistique de marchandises depuis Marseille. Il s’agit donc d’adapter les capacités de notre outil francilien à la taille de son bassin de chalandise », explique le dirigeant. D’où deux vagues « d’investissements massifs » : 10 millions d’euros sur l’exercice 2005-2006, puis 10 nouveaux millions d’euros un an plus tard pour augmenter les volumes qui sortent des lignes de Nanterre. Des aménagements qui ne devraient pas permettre de créer de nouveaux postes.

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68 suppressions de postes à Marseille

En contrepartie, la production annuelle du site de Marseille va passer dans le même temps de 85 000 tonnes à 70 000 tonnes… avec à la clé la suppression de 68 emplois sur les 125. «  Nous souffrons de la concurrence des producteurs italiens, qui représentent près de la moitié des volumes du marché et produisent à moindre coûts », justifie Michel Peudevin. Un « plan d’adaptation de l’emploi » est prévu pour proposer aux effectifs concernés un reclassement dans les établissements du sud-est de la société d’ici le mois de septembre 2007. Outre cette réduction de masse salariale, les 10 millions d’euros restant de l’enveloppe seront consacrés à ce site marseillais, afin de « le rendre plus compétitif », mais aussi au moulin que possède Panzani dans la cité phocéenne. Aux mains de l’espagnol Ebro Puleva depuis près d’un an, le fabricant de pâtes se revendique en effet «  un des premiers semouliers d’Europe », avec 3 moulins à Marseille, et un à Gennevillier. Basée à Lyon, la société compte également dans son parc une usine de couscous à Vitrolles, et deux usines de pâtes fraîches près de Lyon et Saint-Etienne. Soit 9 sites au total.