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Stratégie UE 2020 Paolo De Castro juge « absurde » l’impasse sur l’agriculture

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Le président de la commission de l’agriculture du Parlement européen, Paolo de Castro, a fermement interpelé José Manuel Barroso, le 24 février, lui reprochant de ne pas mentionner l’agriculture dans la stratégie UE 2020. Ce document, qui doit être présenté le 3 mars par le président de la Commission européenne, servira de base à la politique de l’UE pour les prochaines années.

«Il est absurde que la stratégie de l’Union européenne pour les dix prochaines années, telle que la propose la Commission européenne, n’inclue pas le défi essentiel de la sécurité alimentaire et de la croissance et de l’emploi dans les zones rurales », s’est offusqué Paolo de Castro, le président de la commission de l’agriculture du Parlement européen, le 24 février, lors d’un débat au sein de l’hémicycle avec le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, et le président du Conseil de l’UE, Herman Van Rompuy. « Comment est-ce possible de réfléchir à une Europe verte et durable sans réaliser que 45% du territoire européen est géré par les agriculteurs ? Comment pouvons-nous ne pas prendre en compte près de 30 millions de personnes qui travaillent dans ces zones ? », a critiqué Paolo de Castro, rappelant que « l’agriculture fournit toute une gamme de services essentiels : la nourriture, la biodiversité, les paysages, l’environnement, les fonctions sociales et économiques des territoires ruraux ».

La croissance verte, l’innovation, l’éducation et l’énergie au premier plan
Pour sa part, le commissaire européen à l’agriculture, Dacian Ciolos, devait lui aussi s’efforcer de réintroduire l’agriculture dans la stratégie UE 2020, lors d’un séminaire de réflexion sur ce sujet réunissant, les 25 et 26 février, l’ensemble du collège des commissaires à Bruges autour de José Manuel Barroso.
Le président de la Commission avait présenté, le 11 février, aux chefs d’Etat et de gouvernement une première mouture de son projet de stratégie organisé autour des axes suivants : la recherche et l’innovation, l’éducation, l’agenda digital, l’emploi, la lutte contre la pauvreté, la croissance verte, la réduction des émissions et l’énergie. Les dépenses de l’Europe en matière de recherche et de développement, qui sont à l’heure actuelle en deçà de 2% du PIB, doivent rattraper le niveau américain (2,6%), voire le niveau japonais (3,4%). « A lui seul, Google dépense plus pour les technologies de la communication et de l’information que ne le fait le programme cadre de recherche européen », avait notamment expliqué M. Barroso aux Vingt-sept.

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