Le feuilleton de la reprise de Doux débuté au tout début juin, touche à sa fin, sauf rebondissement de dernière minute. Il n’est pas besoin d’être grand clerc pour prédire que la solution proposée par le groupe réuni autour de Sofiprotéol emportera la mise. Il réunit effectivement les compétences d’entreprises qui ont toutes un savoir faire reconnu dans leur domaine industriel. Elles sont fédérées par un groupe financier à ses origines mais qui a largement diversifié ses activités dans des métiers en rapport avec l’agroalimentaire. Elles ont également veillé à proposer une solution qui limite au maximum le désastre social que pourrait représenter une disparition du groupe ou un dépeçage en règle. Cette solution offre ainsi une porte de sortie honorable au gouvernement qui avait marqué haut et fort sa réprobation des premières propositions en termes d’emploi. Les salariés, sont évidemment sous le choc mais ne cachent pas que cette solution peut leur éviter le pire. Ils aspirent désormais à une visibilité à long terme. C’est tout le pari que devront relever les futurs associés dans cette aventure. La volonté affichée de réorienter la production pour être plus en phase avec le souhait du consommateur et une meilleure valorisation de celle-ci est de bon augure. Tout comme le constat sans appel déjà fait sur l’impérieuse nécessité de revoir un outil de production vétuste. Nul doute qu’ils sauront drainer les financements appropriés. Il y aura des obstacles plus durs à franchir, comme la concurrence étrangère ou la volatilité des cours. Mais réussir à relever ce défi serait un signe encourageant, bien au-delà de la filière volaille et un exemple à méditer.

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