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Biodiversité Parlementaires et ONG lancent un comité ouvert au monde économique

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Une nouvelle structure de « réflexion, d’échanges et de concertation » dédiée à la biodiversité vient d’être créée à l’initiative de parlementaires et d’organisations écologistes. Ouvert aux syndicats et aux organismes représentant le monde économique, ce « comité pour la biodiversité » veut décloisonner les actions entre les acteurs.

«Avoir une approche pragmatique sans faire de catastrophisme ». Voilà comment Marie-Christine Blandin, sénatrice (Verts - Nord), résume l’objectif de la nouvelle association qui sera officiellement créée le 12 décembre prochain en assemblée générale constitutive, dans les locaux du Sénat. « Il y a beaucoup de décideurs qui sont sur une démarche quasi compassionnelle (…) pour les baleines et pour les tigres et qui n’ont pas réalisé que les services rendus par la nature sont le ferment de notre survie », ajoute-t-elle. « L’idée est d’entretenir ce qui s’est fait dans le groupe de travail n°2 (biodiversité et ressources naturelles, ndlr) du Grenelle de l’environnement », explique le sénateur Jean-François Le Grand (UMP- Manche) lors d’un point presse organisé le 12 novembre. « Il faut mobiliser tous les acteurs et décloisonner les actions », ajoute Christophe Aubel, directeur de la Ligue Roc.

Quatre collèges

Le nouveau comité comprendra quatre collèges : l’un composé d’élus, l’autre d’associations et de fédération écologistes, le troisième de syndicats d’employeurs et d’organismes représentant le monde économique, et le dernier de syndicats de salariés. « Il n’y a pas de collège pour représenter l’Etat car celui-ci sera notre interlocuteur », précise Marie Blandin.

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Quelles seront les priorités du nouveau comité ? Il est encore un peu tôt pour le dire. L’assemblée générale devra les définir, indiquent les parlementaires. Marie-Christine Blandin donne toutefois quelques pistes de travail, citant « l’énorme déficit de compréhension » des mécanismes de la biodiversité ainsi que la nécessité de trouver des leviers d’actions « pour mieux faire ». Il est également encore un peu tôt pour porter un jugement sur la traduction législative du Grenelle, estime Christophe Aubel. « La Trame verte-Trame bleue va dans le bon sens, mais il faut attendre pour porter un diagnostic final. Le projet de loi Grenelle n°2 est plutôt bon mais est insuffisant sur plusieurs points comme la question de l’inventaire, de la gouvernance, l’absence de mention de comités régionaux. Il faut également aller plus loin dans le droit de l’urbanisme », estime le bras droit d’Hubert Reeves.

Le financement de la nouvelle association reposera sur les cotisations d’adhérents et des contribution extérieures (mécenat et aides des pouvoirs publics).