Nicolas Sarkozy n’est « pas content ». Interrogé le 24 avril lors de son émission de télévision en « prime time » sur la colère que provoque le projet de loi sur la modernisation de l’économie chez les industriels et les agriculteurs, le président réplique « ils ne sont pas contents mais moi non plus ». C’est dit.
Une manière de balayer d’un revers de la main la pétition lancée le même jour par un front commun inédit dans l’histoire du syndicalisme agricole majoritaire. L’Ania, Coop de France, le syndicat des PME... et la FNSEA sont ensemble pour dénoncer une loi « qui donne les clefs de nos entreprises à la grande distribution ». Pour le président Sarkozy le seul argument qui vaille est la défense du pouvoir d’achat des consommateurs. Toujours et encore.
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Et de citer l’augmentation de 40 % du prix du jambon en grande surface alors que le prix du porc est au plus bas. Il y en a forcément qui en profitent accuse-t-il. Le dindon de farce c’est le consommateur qui « déguste ».
Le Président entend bien « convaincre sa majorité » du bien fondé de sa position de principe. Le « couac » sur le projet de loi OGM mal voté à l’Assemblée nationale par certains députés UMP ne semble pas prêt de se reproduire. L’espoir d’amender ce projet de loi pour lui apporter plus de « transparence » concernant la clarification des contreparties à la négociabilité semble s’éloigner. Et le « comble », selon les mots du président de l’Ania, qui serait de voir manifester ensemble les électeurs de Nicolas Sarkozy devient de plus en plus crédible. Drôle de fête d’anniversaire !