Abonné

Denrées Pas d’accord rapide sur les nouveaux aliments

- - 2 min

La présidence tchèque de l’UE a constaté, le 7 avril, devant les représentants permanents des Etats membres (Coreper) que la position du Parlement européen concernant le futur règlement sur les nouveaux aliments ne permettait pas d’envisager un accord dès la première lecture. Prague va rechercher, d’ici au Conseil agricole des 25 et 26 mai, les bases d’un accord politique entre les Vingt-sept et transmettra le dossier à la présidence suédoise.

L’apparition du clonage dans le paysage des techniques disponibles pour la reproduction des animaux d’élevages n’a finalement pas permis à la présidence tchèque de l’Union de parvenir à boucler les négociations sur la nouvelle procédure de commercialisation des nouveaux aliments. Près de 80 amendements au projet initial de la Commission ont été apportés par les députés européens qui, pour nombre d’entre eux, sont en contradiction avec la position des Etats membres, a indiqué Prague. Il s’agit en particulier de la question du clonage. Le Parlement demande l’exclusion de cette pratique de la procédure d’autorisation des nouveaux aliments et l’instauration d’une législation spécifique. Des problèmes se posent aussi entre institutions sur le niveau d’exigence en matière d’étiquetage des produits utilisant des nanotechnologies. La République tchèque a donc dû se résoudre à transmettre le dossier à la Suède qui assurera la présidence de l’UE au second semestre de l’année.

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.

Parlement européen
Suivi
Suivre
politique
Suivi
Suivre

Un cadre peu approprié au clonage

De son côté, lors d’une conférence sur les nouveaux aliments, la commissaire européenne à la santé, Androulla Vassiliou, a confirmé qu’elle estimait que le règlement en cours de négociation n’était pas le bon instrument législatif pour encadrer l’utilisation du clonage. Ce texte se rapporte à une procédure d’autorisation et à la sécurité alimentaire, alors que la question du clonage met plutôt en cause des problèmes de santé et de bien-être des animaux, a-t-elle fait valoir.