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Subventions à l’exportation Pas de désarmement unilatéral de l’UE dans les négociations internationales

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L’UE ne supprimera pas ses restitutions à l’exportation si ses partenaires ne font pas de même, a confirmé la Commission européenne. Une position largement partagée par les organisations agricoles des Vingt-sept.

Ouvrant la première réunion du groupe consultatif sur les aspects internationaux de la politique agricole, le 12 mars à Bruxelles, le commissaire européen Dacian Ciolos a confirmé que l’UE ne va pas abolir ses restitutions à l’exportation de façon unilatérale sans mouvement équivalent de ses partenaires.
« L’Union européenne a mis sur la table des négociations à l’OMC un engagement clair. Il faut avoir un engagement parallèle de la part des autres pays développés », a déclaré le commissaire à l’agriculture.

Les organisations agricoles et les aspects internationaux de la Pac

De la même manière, les organisations professionnelles et coopératives agricoles de l’UE réunies au sein du Copa-Cogeca plaident pour « une élimination parallèle des subventions à l’exportation et de toute forme similaire de soutien public aux exportations chez tous les membres de l’OMC ».
L’Union « devrait entre-temps maintenir son mécanisme de subventions à l’exportation mais ne pas avoir recours aux subventions à l’exportation lorsqu’elle exporte vers les PMA (pays les moins avancés) ou les pays ACP (États d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique) », estime le Copa-Cogeca. Cette prise de position fait toutefois l’objet d’une réserve de la part de l’Irish Farmers Association (IFA) et de l’Irish Co-operative Organisation Society (ICOS).
Plus globalement, les organisations agricoles demandent « une plus grande cohérence entre la politique européenne et les objectifs de développement ».
Elles plaident également pour « plus de cohérence entre les objectifs de la Pac et la politique commerciale européenne », rappelant à ce propos leur opposition à « un accord commercial avec le Mercosur ou avec le Maroc » (1).
Le Copa-Cogeca réclame enfin « une plus grande cohérence entre les objectifs de l’OMC et d’autres objectifs internationaux », soulignant notamment qu’il « faudrait faire la différence entre les pays en développement “avancé”, c’est-à-dire les économies émergentes, et les pays en développement les plus pauvres ».

(1) Voir n° 3339 du 27/02/12

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