Les présidents des organisations agricoles majoritaires des Vingt-huit, réunis le 3 juin à Riga, ont tenu à mettre en garde contre une révision à mi-parcours de la Pac susceptible de rouvrir l'accord politique sur la réforme qui vient à peine d'être mise en œuvre. Le secteur a besoin de stabilité pour pouvoir planifier ses activités jusqu'en 2020, ont-ils expliqué. Mais à quoi est due leur soudaine inquiétude ? À de récents propos de Phil Hogan qui, rappellent-ils, a assuré fin mai aux eurodéputés qu'un tel réexamen aura bel et bien lieu. Quand ? Le commissaire européen avait évoqué en mars l'échéance de 2017. À la fin de l'année dernière, les ministres de l'agriculture allemand, britannique, danois, suédois, tchèque et estonien lui avaient d'ailleurs adressé une lettre commune réclamant une « révision fondamentale en 2017 du verdissement (des aides directes) ». Et, à ce propos, la simplification en cours de certaines dispositions de la Pac ne pourrait-elle pas être le cheval de Troie d'une telle réforme de la réforme ? « Nous devons éviter de changer les règles trop souvent », répond Phil Hogan, jugeant qu'il ne faut pas « rouvrir les décisions politiques de base » prises en septembre 2013 par le Conseil de l'UE et le Parlement européen. Le commissaire à l'agriculture n'aurait d'ailleurs aucunement l'envie de s'embarquer dans une telle opération. Révision à mi-parcours il y aura, mais à la marge.
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