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Régulation Pas de « réseau de renseignement européen sur les marchés agricoles »

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La Haute représentante de l'Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité ne juge pas utile de demander à ses services dans les pays tiers d'informer sur l'évolution des marchés agricoles. Selon elle, les instruments existants, notamment l'AMIS, permettent à la Commission de Bruxelles de faire ce travail.

LA création d'un « réseau de renseignement européen sur les marchés agricoles » dans le cadre du Service européen pour l'action extérieure (SEAE) : telle est la proposition que les organisations et coopératives agricoles de l'UE (Copa-Cogeca) avaient formulée auprès de Catherine Ashton, Haute représentante de l'Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité et vice-présidente de la Commission de Bruxelles. Cette dernière vient de faire savoir que, selon elle, la participation de la Commission au Système d'information sur les marchés agricoles (AMIS) mis en place en septembre 2011 par le G20 est l'instrument adéquat et suffisant.

Un outil d'analyse « indépendant »

Dans une lettre adressée en décembre dernier à Catherine Ashton, avec copie au commissaire européen à l'agriculture, Dacian Ciolos, le Copa-Cogeca insistait sur le fait qu'« un service de renseignement fondé sur le réseau existant du SEAE, chargé de transmettre à la Commission des informations sur l'évolution des principaux marchés agricoles, compléterait le travail de surveillance et de prévision entrepris (par les services européens) sur la base de données satellites et de modèles économiques ». Ce qui permettrait à l'UE de disposer d'un outil d'analyse « indépendant » et « fiable », en plus des récentes initiatives, telles l'AMIS, qui peuvent « renforcer sensiblement la transparence du marché ».

Dans leur réponse datée du 6 février, Catherine Ashton et Dacian Ciolos rappellent au Copa-Cogeca que l'AMIS bénéficie de la participation des pays du G20 et des principaux exportateurs et importateurs des quatre produits de base couverts par cette initiative : blé, maïs, riz et soja.

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L'UE fait déjà le travail

Les deux commissaire européens rappellent aussi un autre projet du G20 : l'initiative Global Agricultural Geo-monitoring (GEO-GLAM), qui est étroitement liée à l'AMIS et dont l'objectif premier est de « coordonner les activités de prévision de production à l'échelle nationale, régionale et mondiale, sur la base de systèmes satellitaires et in situ d'observation de la terre ». Un tel outil est « particulièrement utile pour les prévisions de rendements dans les pays soupçonnés d'être confrontés à de fortes variations du fait des conditions climatiques », ajoutent-ils.

Dans le cadre de l'AMIS, les services agricoles de la Commission fournissent au secrétariat de l'AMIS, depuis octobre 2011, des bilans mis à jour mensuellement pour les céréales, les oléagineux et le riz, soit « plus que les quatre produits de base » couverts par cette initiative, poursuivent la Haute représentante de l'Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité et le commissaire à l'agriculture.

Enfin, « afin d'accroître la transparence, ces bilans sont aussi placés sur le site internet Europa le même jour », concluent les deux signataires. « En d'autres termes, l'UE contribue aux système clefs internationaux dans ce domaine tout en rendant l'information disponible par le biais de nos canaux de communication habituels ».