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Pas de « sanctuarisation » du budget agricole

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«Le président Sarkozy a dit avoir obtenu qu’il n’y ait pas un euro de moins au budget de la Pac. Or, nous n’avons pas senti lors des Conseils affaires générales (de l’UE) une sanctuarisation de ce budget, au contraire ! », a déclaré le ministre français délégué aux affaires européennes, Bernard Cazeneuve, lors d’une audition de la commission des affaires européennes du Sénat.
« Nous avons dû présenter des amendements à la boîte de négociation sur ce dossier », a-t-il souligné. « Nous sommes déterminés à faire en sorte que le budget et que le niveau des aides directes dont bénéficient les agriculteurs ne soient pas remis en cause et que la situation des exploitants agricoles ne soit pas plus fragilisée qu’elle ne l’est déjà ».
« Néanmoins, des réflexions sur les perspectives budgétaires souhaitées par nos partenaires se feront jour, nous devrons donc nous déterminer quant à l’issue à donner, par exemple sur le verdissement de la Pac, dont nous souhaitons qu’il soit mis en œuvre progressivement afin de ne pas déstabiliser les exploitations, a poursuivi M. Cazeneuve. Egalement, les conditions d’affectation des sommes entre les piliers 1 et 2 de la Pac doivent être précisées, pour garantir, par-delà l’activité agricole, notre contribution au confortement du monde rural ».
Par ailleurs, le ministre français a estimé que, « s’agissant du programme européen d’aide aux plus démunis, le compromis obtenu l’année dernière avec l’Allemagne n’est pas satisfaisant ». « La prolongation du PEAD pour deux ans n’est pas une réponse à la hauteur des enjeux, a-t-il dit. Surtout, ce type de controverse mine l’adhésion des citoyens au projet européen. Le gouvernement français apportera bien sûr son soutien aux banques alimentaires. Mais une action européenne nouvelle doit être inventée ».

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