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Pas d’érosion du nombre d’exploitations en grandes cultures

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C’est un phénomène connu depuis plusieurs années déjà, mais les recherches du chercheur de l’Inra Laurent Piet l’illustrent particulièrement bien, et apportent quelques éléments nouveaux. On le sait, le nombre d’exploitations baisse depuis des décennies en France, et les exploitations de grandes cultures échappent à cette érosion depuis quelques années. L’accélération de la chute du nombre d’exploitations de polyculture-élevage semble profiter aux effectifs des fermes spécialisées en grandes cultures, à la faveur d’un mouvement de spécialisation (arrêt de l’élevage) et de céréalisation (augmentation de la sole française de céréale) sur la même période. Publiée par le ministère de l’Agriculture (CEP) et intitulée « Concentration des exploitations et emploi », la récente étude de Laurent Piet ajoute un détail intéressant à ce grand mouvement. Durant la même période, le nombre des exploitations appartenant au groupe des 10 % les plus importantes (toutes orientations technico-économiques confondues) en termes de production brute standard (PBS) a diminué parmi les exploitations de grandes cultures. Au profit notamment des exploitations laitières et de polyculture élevage. Une observation qui laisse songeur.

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