La quinzième édition du salon des marques de distributeur (MDD) s'ouvre dans un contexte de consommation toujours tendu. Même si elles restent très appréciées des consommateurs, la tendance sur les MDD est à l'effritement depuis plusieurs années, et ce en dépit d'une augmentation régulière de l'offre. À 30 % de parts de marchés (pdm) valeur de 2009 à 2012, les MDD sont tombées à 28 % en 2015, selon l'Institut Nielsen dans une étude pour MDD Expo sur le thème des « MDD challengées... quelles perspectives ? ». Le recul de pdm est particulièrement fort sur le frais non laitier, qui passe de 48 % en 2009 à 42 % en 2014. Pire, « les MDD reculent sur leurs bastions », a souligné Sébastien Monard, directeur marketing et communication chez Nielsen, notamment sur le traiteur/produits de la mer. En cause ? « La guerre des prix, l'agressivité promotionnelle et l'effet d'offre », cite pèle–mêle ce dernier.
LE MALHEUR DES UNS FAIT LE BONHEUR DES AUTRES
En 2015, les MDD reculent en valeur de 1,8% les PME elles, gagnent 4,7 % et les grandes marques 1,7 %. Mais tout n'est pas perdu pour les MDD. En effet, « contrairement aux idées reçues selon laquelle trop de MDD tue l'offre, indique Nielsen, eh bien, « rajouter un item est un plus pour la catégorie ». Ainsi pour « neuf marques sur dix, une extension de l'offre des marques distributeurs génère du chiffre d'affaires additionnel », précise Nielsen. Les nouveaux items, tels que le végétarien ou encore le sans gluten fonctionnent d'ailleurs très bien.
Restez au courant en temps réel !
Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.
Dans un tel contexte de consommation, les marques distributeurs trouveront leur salut, selon Nielsen, en ciblant les catégories bio et premium, deux segments particulièrement additifs, « sans oublier les MDD standards, qui restent la plus grosse part de marché », prévient Sébastien Monard. Autant dire que l'impact de la guerre des prix n'a pas fini de peser sur le développement des MDD et qu'une des solutions à terme reste la différenciation, qui doit jouer comme « un effet de levier dans l'accroissement de l'offre pour les enseignes », toujours se-lon Nielsen.
Le Salon MDD ouvrira ses portes les 30 et 31 mars. Cette année, six parcours tendances qui correspondent aux « évolutions de consommation » seront proposés aux visiteurs : nutrition & santé, Produits des régions de France, Produits du monde, ingrédients et PAI, Fine sélection et Snacking. Durant ces 2 jours, 500 exposants, dont plus de 150 groupes internationaux, présenteront leurs produits aux 4 500 professionnels de la distribution attendus cette année par les organisateurs. Toutes les gammes seront représentées, frais, épicerie, surgelés et non-alimentaire. L'accent sera mis sur le savoir-faire français qui couvrira 70 % de la surface de l'expo, aux côtés des savoir-faire internationaux.