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«Il n’y a pas eu d’investissements en 2011 pour la filière bovine », explique Guy Hermouët, vice-président de la FNB (Fédération nationale bovine). Les conditions de travail ont été difficiles pour les éleveurs de bovins allaitants. « Les éleveurs ont plutôt accumulé un déficit de trésorerie », à cause de la hausse des coûts de production. Par ailleurs, courant 2011, la demande de soutien des banques pour repousser les annuités avait été refusée, tout comme la demande aux pouvoirs publics de prendre en considération une partie des intérêts. Ces refus avaient entraîné dans certaines régions « de 20 à 30% de décapitalisation du cheptel », regrette Guy Hermouët. Pour 2012, les professionnels n’ont pas de perspectives d’investissement très encourageantes. Car les charges de production sont à la hausse depuis le début de l’année, alors que le prix des animaux (les jeunes bovins notamment) est en baisse continue depuis plusieurs semaines. En filière porcine, 2012 est une année charnière et de poids en termes d’investissement: la mise aux normes des bâtiments de truies gestantes devra être réalisée au 1er janvier 2013. Le coût moyen pour la mise aux normes des bâtiments est estimé à 300 euros par truie, un coût que tous les éleveurs ne pourront pas assumer. Pour Guillaume Roué, président d’Inaporc (interprofession de la filière porcine), « 10% des élevages ne seront pas aux normes au 1er janvier 2013». Le manque de financement pour investir dans de nouveaux bâtiments est montré du doigt. Et il poursuit que ce n’est pas propre à la filière française. Nombreux sont les États membres qui ne pourront pas tenir les exigences européennes.
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