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RECHERCHE Pas d'obstacle à la définition des perturbateurs endocriniens

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La méthode de définition simple utilisée pour les substances cancérogènes suffirait pour établir la définition des perturbateurs endocriniens, assurent sept chercheurs indépendants critiquant la Commission européenne pour ne pas avoir réussi à fournir cette définition depuis 2013, sous de mauvais prétextes. Ces substances que l'on trouve dans les plastiques, l'alimentation, les pesticides ou les cosmétiques perturbent le fonctionnement hormonal, peuvent entraîner des malformations congénitales et des anomalies du neurodéveloppement et pourraient favoriser le diabète et l'obésité. L'absence de définition claire des perturbateurs endocriniens entrave leur meilleure réglementation et la gestion de mesures préventives.

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La Commission a été condamnée en décembre 2015 pour ne pas avoir fourni cette définition attendue au plus tard fin 2013 et s'est fait tancer en mars par les 28 ministres de l'Environnement de l'Union Européenne. « La Commission, en ne respectant pas ses obligations légales, retarde l'application de deux lois votées par le Parlement européen sur les pesticides (insecticides, herbicides, fongicides) et les biocides (désinfectants industriels, produits contre les nuisibles ou de protection du bois ou du cuir...) contenant des PE », explique à l'AFP Rémy Slama (directeur de recherche Inserm, France), l'un des sept chercheurs européens et américains, co-auteurs d'un article critique à ce sujet, publié lundi dans la revue scientifique spécialisée Environmental HealthPerspectives.