Semestre d’attente, sous présidence bulgare de l’UE : ce n’est en effet que fin mai-début juin que la Commission de Bruxelles lancera véritablement les débats sur le cadre financier européen post-2020 et sur la prochaine politique agricole commune, avec la présentation de propositions législatives d’abord sur le premier dossier, et peu après sur le second. Les marchandages budgétaires seront encore plus complexes que d’habitude du fait du Brexit, leur issue dépendant par ailleurs de la volonté ou pas des chefs d’État et de gouvernement des Vingt-sept de conforter leur Union. Et, entre autres, de conforter ou pas la Pac. La présidence bulgare souhaite néanmoins que, à chacune de leurs réunions mensuelles, les ministres de l’agriculture échangent leurs points de vue sur la base du document d’orientation publié fin novembre par la Commission. Lequel envisage surtout de déléguer en grande partie aux États membres la mise en œuvre de cette politique (encore) commune. Si elles doivent permettre de commencer à mesurer les positions en présence, ces discussions risquent toutefois de vite s’avérer stériles faute de propositions concrètes. En attendant, la « mini-réforme omnibus », entrée en vigueur le 1er janvier, va permettre quelques évolutions concrètes, notamment le renforcement des pouvoirs des organisations de producteurs, les nouvelles dispositions en la matière devant être complétées en avril par une initiative de Bruxelles pour lutter contre les pratiques commerciales déloyales au sein de la chaîne alimentaire. Patience donc…

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