Après avoir mené un plan de restructuration depuis 2003, la société Pâtisseries Gourmandes a retrouvé le chemin de la croissance et entend prendre le leadership de la catégorie pâtisserie industrielle sur tous les circuits. Elle repositionne ainsi sa marque Ker Cadélac sur l’ensemble des réseaux de distribution. Avec un chiffre d’affaires de 93 M EUR, l’entreprise table sur 140 M en 2010, dont 60 M EUR sous sa marque Ker Cadélac.
Filiale du groupe Roullier, la société Pâtisseries Gourmandes a bâti un nouveau plan stratégique, « Cap 2010 », sur trois ans avec pour objectif de devenir le «leader incontournable de la pâtisserie industrielle en France en 2010». « Le pari n’est pas impossible. Le rayon en GMS n’est pas segmenté. Il y a beaucoup de marques et aucun leader n’émerge », explique Mickaël Le Jossec, président de l’entreprise depuis 2003. La société bretonne repositionne ainsi ses deux marques Ker Cadélac et Le Guillou. La première devient la marque nationale et internationale de Pâtisseries Gourmandes sur l’ensemble des circuits de distribution, tandis que la seconde devient une marque régionale bretonne et va s’introduire sur le marché de la vente à emporter et tous les points de vente de snacking en Bretagne. Elle occupait une position de choix sur le circuit de la distribution automatique, avec des ventes de 6,5 M EUR en 2007. Pâtisseries Gourmandes a ainsi déboursé environ 2 millions d’euros afin de repenser le packaging, les recettes, le logo et la communication de sa marque Ker Cadélac. Dans le but d’installer une segmentation claire du marché de la pâtisserie industrielle, l’offre de sa marque sera segmentée en trois familles : achat malin (produits accessibles en terme de prix et de goût), quotidien gourmand (produits «fond de panier») et tradition bretonne.
Doubler le CA de Ker Cadélac à 60 M EUR
A compter du mois d’août 2008, la totalité des produits Le Guillou vendus en distribution automatique et en RHD sera transférée sous la marque Ker Cadélac.
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Cette nouvelle stratégie doit amener Pâtisseries Gourmandes à doubler son chiffre d’affaires à marque Ker Cadélac dans la grande distribution à 60 M EUR d’ici à 2010. L’entreprise veut également développer la notoriété de sa marque au niveau national, consolider ses ventes en distribution automatique comme en RHD et introduire «massivement» la marque Ker Cadélac dans le domaine de la vente à emporter. Avec un chiffre d’affaires de 93 M EUR en 2007, la société bretonne ambitionne d’atteindre 115 M en 2008 et 140 M en 2010. « A fin mars, nous sommes déjà au-dessus des objectifs que nous nous étions fixés », note Mickaël Le Jossec. Pâtisseries Gourmandes réalise 50 % de ses ventes à marque propre et 50 % à marques de distributeur. Un programme d’investissement de 11 millions d’euros va être engagé sur trois ans pour « gagner en performance et en capacité de production », sur ses quatre sites industriels bretons, situés à Loudéac, à Carhaix, à Tourc’h et à Saint-Tugdual. En 2007, l’entreprise a produit près de 22 000 tonnes de quatre-quarts et de barres bretonnes. Elle se présente comme le leader du segment des spécialités bretonnes (25 % de part de marché en valeur) derrière les MDD et du sous-segment des quatre-quarts (26,9 %). Nées de la fusion en 2001 de Ker Cadélac, de la biscuiterie Le Guillou, de Coquelin, Pâtisseries Gourmandes a vécu un passage à vide qui a entraîné la mise en place d’un plan de restructuration industrielle, commerciale et administrative, en 2003. Deux sites industriels ont été fermés et l’effectif a été réduit à 410 salariés contre plus de 500, cinq ans auparavant.
Filiale espagnole
La marque Ker Cadélac sera également l’emblème de la société à l’international. Commercialisée dans une trentaine de pays, c’est l’Espagne que Pâtisseries Gourmandes a choisi pour implanter sa première filiale étrangère. 34 nouveaux produits seront bientôt proposés dans la péninsule ibérique. « Pour des raisons logistiques, notamment, nous avons choisi l’Espagne. L’offre à pâte jaune y est en plus très banalisée. Nous bâtissons notre fond de commerce. Quand nous aurons atteint une taille critique suffisante, nous envisagerons d’y installer un outil industriel », explique le président. La société ne réalise, pour le moment, que 4% de ses ventes à l’international.